Alfred de Musset
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CITATIONS
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Un mot de toi pourra toujours décider de ma vie.
Lettre n°4 - Deuxième série, de Lui à Elle,
Classification Décori, Alfred de Musset à George Sand,
1834 - 19 avril - Portant le timbre de Paris du 21 avril
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Tout m'ennuie. M'aimes-tu encore ? Il n'y a que toi qui aies du cœur.
Pas de lettre. Oui ou non.
Billet d'Alfred de Musset à Aimée d'Alton, 14 janvier 1842
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Je crois qu'une sottise est au bout de ma plume.
Namouna,
Chant premier, LXIX, décembre 1832
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Tant qu'un grain d'amitié reste dans la balance,
Le souvenir souffrant s'attache à l'espérance.
Namouna,
Chant premier, XL, décembre 1832
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Tout ce qui était n'est plus.
Tout ce qui sera n'est pas encore.
Ne cherchez pas ailleurs le secret de nos maux.
La Confession d'un Enfant du siècle, 1836
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Qu'as-tu fait de ta vie et de ta liberté ?
Crois-tu donc qu'on oublie autant qu'on le souhaite ?
Crois-tu qu'en te cherchant tu te retrouveras ?
[La Muse]
La Nuit d'août, 1836
Voir : Musset & La Muse - Statue au Parc-Monceau - Paris
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Le cœur a beau mentir, la blessure est au fond.
[La Muse]
La Nuit d'août, 1836
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Hélas ! par tous pays, toujours la même vie :
Convoiter, regretter, prendre et tendre la main ;
Toujours mêmes acteurs et même comédie,
Et, quoi qu'ait inventé l'humaine hypocrisie
Rien de vrai là-dessous que le squelette humain.
[La Muse]
La Nuit d'août, 1836
Voir : Musset & La Muse - Statue au Parc-Monceau - Paris
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[...] et n'oublie pas ceci : c'est que souvent l'amour meurt parce qu'on ne fait pas, pour le conserver, tout ce qu'on avait fait pour l'inspirer.
Voyage où il vous plaira,
Alfred de Musset - P.-J. Stahl, 1843
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Le monde est si grand, qu'il est dur d'y être seul.
Voyage où il vous plaira,
Alfred de Musset - P.-J. Stahl, 1843
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Si vous ne m'aimez pas, que faites-vous ici ?
La Confession d'un Enfant du siècle, 1836
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Mon courage lui faisait pitié.
La Confession d'un Enfant du siècle, 1836
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L'espérance est restée en route, et le bonheur a manqué de parole.
La Confession d'un Enfant du siècle, 1836
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Je t'aime. Dès que ma nouvelle sera finie, je vous défie en champs clos, ma belle.
Lettres d’amour à Aimée d’Alton, 1838, septembre
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Les bosquets sont déserts ; la chaleur est extrême ;
Les vents sont à l’amour ; l’horizon est en feu ;
Toute femme, ce soir, doit désirer qu’on l’aime.
Une bonne fortune, XXIV, 1834, Poésies nouvelles
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Apprends-moi à ne pas mourir d'impatience en t'attendant, et de bonheur en te voyant.
Lettres d’amour à Aimée d’Alton, 1837, 13 avril
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Que voulez-vous ! dès que je m'endors, sa tête est là sur l'oreiller.
La Confession d'un enfant du siècle, 1836
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Elle était pour ainsi dire dans le sang de mes veines ; je la maudissais, mais j'en rêvais.
La Confession d'un enfant du siècle, 1836
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Je n'avais vécu que par cette femme ; douter d'elle, c'était douter de tout ; la maudire, tout renier ; la perdre, tout détruire.
La Confession d'un enfant du siècle, 1836
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En attendant que je devienne amoureux de toi, tu peux enregistrer mon opinion sur ton compte. — Tu es le meilleur cœur, la plus mauvaise tête, la plus belle fille, et la plus divine amie que je connaisse.
Lettres d’amour à Aimée d’Alton, 1838, 3 mai
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Il n'y a pas d'autres moyens de vivre que de me serrer contre toi.
Lettres d’amour à Aimée d’Alton, 1837, septembre
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L'incertitude est de tous les tourments le plus difficile à supporter.
La Confession d'un enfant du siècle, 1836
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Sais-tu où vont les larmes des peuples, quand le vent les emporte ?
Lorenzaccio, 1834
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On dit que ma gourme me rentre,
Que je n'ai plus rien dans le ventre,
Que je suis vide à faire peur ;
Je crois, si j'en valais la peine,
Qu'on m'enverrait à Sainte-Hélène,
Avec un cancer dans le cœur.
A Julie, mars 1832, Premières poésies
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L'homme est ici-bas pour se servir de ses sens ; il a plus ou moins de morceaux d'un métal jaune ou blanc, avec quoi il a droit à plus ou moins d'estime.
La Confession d'un enfant du siècle, 1836
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Si tu viens à Paris aux vacances, tu m'écriras. Fussé-je à tous les Diables, il faudra que je revienne ; je ne sais trop pourquoi j'ai dans la tête que je mourrai sans t'avoir revue.
Lettre n°5 - Deuxième série, de Lui à Elle,
Classification Décori, Alfred de Musset à George Sand,
1834 - Paris
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Si tu veux être aimé, respecte ton amour.
La Nuit d’octobre, 1837, Poésies nouvelles
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Ecris-moi pour me dire que tu n'es pas trop triste, et que tu m'aimes. Je te baise le cœur.
Lettres d’amour à Aimée d’Alton, 1838, octobre, samedi soir
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Je te bannis de ma mémoire,
Reste d'un amour insensé,
Mystérieuse et sombre histoire
Qui dormira dans le passé !
La Nuit d’octobre, 1837, Poésies nouvelles
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Je t'aime, je t'épouse ; il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour.
Il ne faut jurer de rien, 1836, Théâtre
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Ce qu’on fait maintenant, on le dit ; et la cause
En est bien excusable : on fait si peu de chose !
Mais, si peu qu’il ait fait, chacun trouve à son gré
De le voir par écrit dûment enregistré.
Une bonne fortune, 1834, Poésies nouvelles
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ll est certain qu'il est dangereux de s'habituer à ne plus se voir, et j'y courrai autant de risque que vous.
Lettres d’amour à Aimée d’Alton, 1838, février
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Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir !
Les Caprices de Marianne, 1833, Théâtre
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Manger, boire et dormir, c'est vivre.
La Confession d'un enfant du siècle, 1836
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- Si le curé de votre paroisse soufflait sur un verre d'eau et vous disait que c'est un verre de vin, le boiriez-vous comme tel ?
- Non.
- Si le curé de votre paroisse soufflait sur vous et me disait que vous m'aimerez toute votre vie, aurais-je raison de le croire ?
- Oui et non.
- Que me conseilleriez-vous de faire le jour où je verrais que vous ne m'aimez plus ?
- De prendre un amant.
- Que ferai-je ensuite le jour où mon amant ne m'aimera plus ?
- Tu en prendras un autre.
- Combien de temps cela durera-t-il ?
- Jusqu'à ce que tes cheveux soient gris, et alors les miens seront blancs.
On ne badine pas avec l’amour, 1834, Théâtre
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Quand vous reverrai-je ? Quand reviendrez-vous ? Y serai-je encore ?
Lettres d’amour à Aimée d’Alton, 1837, mars
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Si un atome de moi vivait encore, il serait déjà allé vers vous.
Lettre d'Alfred de Musset à Caroline Jaubert, Souvenirs de Madame C. Jaubert, Lettres et correspondances
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Laissez battre votre cœur, laissez-vous aimer ; laissez faire le Destin, il y a de beaux jours ici-bas ; ce bonheur que vous niez, il est en vous, dans vos yeux, sur vos lèvres, dans votre sein — respectez votre trésor.
Lettres d’amour à Aimée d’Alton, 1837, 31 mars
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Je t'aime. Encore un peu de patience ; nous finirons par nous en tirer.
Lettres d’amour à Aimée d’Alton, 1838, août, jeudi
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Regardant sous tes pieds cette mer orageuse,
Tu te disais tout bas : " Ma perle est là dedans. "
Namouna, Chant II, LII
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Tu parcourais Madrid, Paris, Naple et Florence ; [sic]
Grand seigneur aux palais, voleur aux carrefours ;
Ne comptant ni l'argent, ni les nuits, ni les jours.
Namouna, Chant II, LI
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1La lâcheté nous bride, et les sots vont disant
Que, sous ce vieux soleil, tout est fait à présent.
Une soirée perdue, 1840, Poésies nouvelles
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Elle s'en fut au port, et s'assit en silence,
Tenant son petit sac, et n'osant murmurer.
Mais quand elle sentit sur cette mer immense
Le vaisseau s'émouvoir et les vents soupirer,
Le cœur lui défaillit, et perdant l'espérance,
Elle baissa son voile et se prit à pleurer.
Namouna, Chant III, IX
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Ma main à qui m'appelle, à qui m'aime ma vie.
Le Fils du Titien, 1838, Nouvelle
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Vous aviez là une belle nuit ; et vous la regretterez, soyez-en sûr, car elle ne reviendra plus.
Une femme pardonne tout, excepté qu'on ne veuille pas d'elle.
La Confession d'un enfant du siècle, 1836
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Je t’aime, je t’aime, je t’aime et je vais t’aimer.
Lettres d’amour à Aimée d’Alton, juin 1837
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Demain je serai à lui. Sera-t-il à moi ?
Emmeline, 1837, Nouvelle
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N’as-tu rien dans le cœur de m’avoir pris le mien ?
Namouna, Chant III, VIII, décembre 1832
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Pour aller jusqu’aux cieux il vous fallait des ailes ;
Vous aviez le désir, la foi vous a manqué.
L’Espoir en Dieu, février 1838
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Comme elle est belle au soir, aux rayons de la lune,
Peignant sur son cou blanc sa chevelure brune !
Sous la tresse d’ébène, on dirait, à la voir,
Une jeune guerrière avec un casque noir !
Don Paez, IV, 1830, Premières poésies
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[...] la perte d'un être tel que vous est à jamais irréparable. Sans doute, je guérirai en apparence et il est presque certain que dans quelques temps je reprendrai une existence habituelle ; mais ma raison même me dira toujours que vous eussiez fait mon bonheur.
Emmeline, 1837, Nouvelle
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Nous ne serons donc heureux ni l'un ni l'autre, et nous ferons au monde un sacrifice que rien ne pourra compenser.
Emmeline, 1837, Nouvelle
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Elle se dit qu'à tout prix elle voulait changer son existence. Elle fit cent projets de voyage et aucun pays ne lui plaisait. Qu'irait-elle chercher ? L'inutilité de ses désirs, l'incertitude qui l'accablaient l'effrayèrent. ; […].
Emmeline, 1837, Nouvelle
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Quoi qu'on dise, l'amour c'est l'espérance.
Emmeline, 1837, Nouvelle
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Le plus malheureux est celui qui reste ; il faut donc que ce soit vous qui partiez.
Emmeline, 1837, Nouvelle, (Emmeline à Gilbert)
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Va fleurir au soleil, ô ma belle chérie.
A George Sand (VI), 1835, Poésies posthumes
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Dès qu'elle l'eut regardé, elle comprit ce qu'il avait souffert ; et il la vit si pâle et si changée, qu'il se repentit de n'être pas revenu plus tôt.
Emmeline, 1837, Nouvelle
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Arrêterai-je l'heure et le temps, en forçant cette petite horloge à se taire ?
Emmeline, 1837, Nouvelle
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J'étais sûre que l'impossible m'arrêterait ; mais je n'ai pas pu résister à ce qui était possible.
Emmeline, 1837, Nouvelle
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[…] l’espérance est semblable à la fanfare guerrière : elle mène au combat et divinise le danger. Tout est si beau, si facile, tant qu’elle retentit au fond du cœur ! mais, le jour où sa voix expire, le soldat s’arrête et brise son épée.
André Del Sarto, 1833, Théâtre
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Je vous sens dans mes bras plier comme un roseau.
Emmeline, 1837, Nouvelle
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Il faut voir, dans nos grands combats,
Ce corps si souple et si fragile,
Ainsi qu'une couleuvre agile,
Fuir et glisser entre mes bras !
Madrid, 1830, Premières poésies
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Calmons-nous, il y a de quoi mourir.
Emmeline, 1837, Nouvelle
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La nuit, quand de si loin le monde nous sépare,
Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous,
De mille souvenirs en jaloux je m'empare.
A Ninon, 1835, Poésies nouvelles
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Adieu ! je crois qu'en cette vie
Je ne te reverrai jamais.
Adieu, janvier 1840, Poésies nouvelles
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Dieu passe, il t'appelle et m'oublie ;
En te perdant je sens que je t'aimais.
Adieu, janvier 1840, Poésies nouvelles
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Emmeline avait mis cinq ans à s'apercevoir que son premier choix ne pouvait la rendre heureuse ;
elle en avait souffert pendant un an ;
elle avait lutté six mois contre une passion naissante, deux mois contre un amour avoué ;
elle avait enfin succombé, et son bonheur dura quinze jours.
Emmeline, 1837, Nouvelle
(Première nouvelle publiée par Musset, saluée par Balzac qui évoqua un chef d’œuvre de la « nouvelle moderne »… Intégrale Flammarion)
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Va chercher d'autres lieux, toi qui fus ma patrie.
A George Sand (VI), 1835, Poésies posthumes
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Laisse mon souvenir te suivre loin de France ;
Qu'il parte sur ton cœur, pauvre bouquet fané.
A George Sand (VI), 1835, Poésies posthumes
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Le bonheur m’a prêté plus d’un lien fragile ;
Mais c’est l’adversité qui m’a fait un ami.
A mon ami Alfred T., 1832, Premières poésies, 1829-1835
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Et, que demain je meure ou que demain je vive,
Pendant que mon coeur bat, t'en donner la moitié.
A mon ami Alfred T., 1832, Premières poésies, 1829-1835
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Mais c’est le vent du nord, c’est le vent des naufrages
Qui jette sur la rive une perle au pêcheur.
A mon ami Alfred T., 1832, Premières poésies, 1829-1835
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Tu portes dans ta tête et dans ton coeur deux mondes,
Quand le soir, près de moi, tu vas triste et courbé.
A Ulric G., Premières poésies, 1829-1835,
- Sur la route de Paris à Honfleur… Vers le chalet suisse d’Ulric…
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Comme un plongeur dans une mer profonde,
Je me perdais dans tant d’oubli.
De tous côtés j’y retournais la sonde,
Et je pleurais, seul, loin des yeux du monde,
Mon pauvre amour enseveli.
La Nuit de décembre, 1835
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Qui donc es-tu, toi que dans cette vie
Je vois toujours sur mon chemin ?
La Nuit de décembre, 1835
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Où tu vas, j’y serai toujours,
Jusques au dernier de tes jours,
Où j’irai m’asseoir sur ta pierre.
La Nuit de décembre, 1835
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Qui donc es-tu ? – Tu n’es pas mon bon ange,
Jamais tu ne viens m’avertir.
La Nuit de décembre, 1835
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Nous écoutions la nuit ; la croisée entr'ouverte
Laissait venir à nous les parfums du printemps ;
Les vents étaient muets, la plaine était déserte…
Lucie, 1835
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On surprend un regard, une larme qui coule ;
Le reste est un mystère ignoré de la foule,
Comme celui des flots, de la nuit et des bois !
Lucie, 1835
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Adieu ! ta blanche main sur le clavier d'ivoire,
Durant les nuits d'été, ne voltigera plus…
Lucie, 1835
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Pauvre enfant ? Tu pleurais ; sur ta bouche adorée
Tu laissas tristement mes lèvres se poser,
Et ce fut ta douleur qui reçut mon baiser.
Lucie, 1835
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Son cœur est un logis qui n'a pas d'escalier.
Namouna, Chant premier, XXVI, décembre 1832
__________________
Le vent de ma faveur est capricieux comme une marée montante.
Comédies et proverbes, 1849
__________________
Puisque c'est ainsi que va le monde, eh bien ! nous le prendrons comme il est.
Les deux maîtresses, 1837
__________________
L'enfant marche joyeux, sans songer au chemin ;
Il le croit infini, n'en voyant pas la fin.
Tout à coup il rencontre une source limpide,
Il s'arrête, il se penche, il y voit un vieillard.
Les Voeux stériles, in Premières Poésies, 1828-1835
__________________
De toutes les soeurs de l'amour, l'une des plus belles est la pitié.
La Confession d'un enfant du siècle, 1836
__________________
L'amitié, camarade, est semblable à la coupe
Qui passe, au coin du feu, de la main à la main.
L'un y boit son bonheur, et l'autre sa misère ;
Le ciel a mis l'oubli pour tous au fond du verre.
La Coupe et les Lèvres, 1830
__________________
Ceux qui parlent beaucoup savent prouver très peu.
A quoi rêvent les jeunes filles,
in Premières Poésies, 1828-1835
__________________
Qu'y a-t-il de plus léger qu'une plume ? La poussière.
Et de plus léger que la poussière ? Le vent.
Et de plus léger que le vent ? La femme.
Et de plus léger que la femme ? Rien.
La quenouille de Barberine, 1835
__________________
Aujourd'hui est à nous, mais demain est à Dieu.
Les marrons du feu,
in Les Contes d'Espagne et d'Italie, 1830
__________________
L'homme sans patience est la lampe sans huile,
Et l'orgueil en colère est mauvais conseiller.
La Coupe et les Lèvres, 1830
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Son cœur est un logis qui n'a pas d'escalier.
Namouna,
Chant premier, XXVI, décembre 1832
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Le vent de ma faveur est capricieux comme une marée montante.
Comédies et proverbes, 1849
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Puisque c'est ainsi que va le monde, eh bien ! nous le prendrons comme il est.
Les deux maîtresses, 1837
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L'enfant marche joyeux, sans songer au chemin ;
Il le croit infini, n'en voyant pas la fin.
Tout à coup il rencontre une source limpide,
Il s'arrête, il se penche, il y voit un vieillard.
Les Voeux stériles, in Premières Poésies, 1828-1835
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De toutes les soeurs de l'amour, l'une des plus belles est la pitié.
La Confession d'un enfant du siècle, 1836
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L'amitié, camarade, est semblable à la coupe
Qui passe, au coin du feu, de la main à la main.
L'un y boit son bonheur, et l'autre sa misère ;
Le ciel a mis l'oubli pour tous au fond du verre.
La Coupe et les Lèvres, 1830
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Ceux qui parlent beaucoup savent prouver très peu.
A quoi rêvent les jeunes filles,
in Premières Poésies, 1828-1835
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Qu'y a-t-il de plus léger qu'une plume ? La poussière.
Et de plus léger que la poussière ? Le vent.
Et de plus léger que le vent ? La femme.
Et de plus léger que la femme ? Rien.
La quenouille de Barberine, 1835
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Aujourd'hui est à nous, mais demain est à Dieu.
Les marrons du feu,
in Les Contes d'Espagne et d'Italie, 1830
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L'homme sans patience est la lampe sans huile,
Et l'orgueil en colère est mauvais conseiller.
La Coupe et les Lèvres, 1830
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Expliquez si vous pouvez.
Vous ne trouverez que deux corps, un là, l'autre ici, et entre eux, quoi ?
L'air, l'espace, l'immensité.
La Confession d'un Enfant du siècle,1836
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Tu es jeune et vivante, et tu es belle, et tu m'oublieras.
Tu guériras du mal que je t'ai fait, si tu peux le pardonner.
[Octave], La Confession d'un Enfant du siècle, 1836
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