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Album d'Alfred DE MUSSET :

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Adresses et lieux divers - de plaisir, de partage, d'amitié, de repos également..

Album d'Alfred DE MUSSET :

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Adresses et lieux divers - de plaisir, de partage, d'amitié, de repos également...

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Château du Grand-Bury

1, avenue Georges-Pompidou - 95580 MARGENCY - Val d’Oise - FRANCE

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Dessin de Jacques POHIER, 1871-1951

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Ainsi, le soir, sur le coup de minuit, quand tout ce monde de viveurs levait le siège au Café de Paris, il ne faudrait pas croire que c'était pour s'aller coucher, comme les bons bourgeois du Marais. Ah ! mais non. A ce moment psychologique, on était sûr d'entendre dans le brouhaha la voix de Tattet ou celle de Guttinguer.

Le premier disait : "Qui vient souper rue Grange-Batelière ou à Bury ?" Le second : "Qui m'accompagne aux Lilas ou à la Terrasse ?" Cela dépendait du temps et de la saison.

Alors pendant que les autres dandys sautaient dans les fiacres qui stationnaient devant la porte et se faisaient conduire à Enghien ou Morfontaine, Alfred de Musset, Roger de Beauvoir, Belgiojoso, d'Alton-Shée, Chaudesaigues, Arvers, etc., emboîtaient le pas à Tattet ou à Guttinguer et filaient avec eux, qui sur Bury, qui sur Saint-Germain.

Disons tout de suite que Bury trouvait généralement plus d'amateurs que la Terrasse, parce que chez Tattet on pouvait emmener des filles, tandis que chez Guttinguer, quoique la dame du logis ne fût pas bégueule, il fallait se contenter d'en parler et d'en rire.

Mais avant de monter en voiture, Musset avait bien soin de s'approvisionner de cigares au bureau de tabac qui faisait le coin de la rue Laffite, - histoire d'échanger un dernier regard avec la demoiselle du comptoir, jolie blonde aux yeux provocants.

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Léon Séché, Etudes d'histoire romantique : Alfred de Musset - L'homme et l'oeuvre, les camarades, Paris, Mercure de France, 1907.

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L'ensemble, château et parc, abrite désormais

l'établissement scolaire Notre-Dame-de-Bury.

 Des extensions contemporaines  complètent les infrastructures du lieu.

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« Bury était la maison de campagne de M. Tattet, père ;

Margency, le pavillon de chasse ou de rendez-vous du fils. On menait joyeuse vie dans l'une et dans l'autre. Bury existe encore : il est situé près d'Ermont, dans la vallée de Montmorency.

[...]

Comme l'écrivait un jour Tattet, on ne voyait Musset "que dans les grandes joies ou dans les grandes douleurs", partant, quand il était heureux ou malheureux au jeu ou en amour. Mais il était si séduisant dans son élégance native, avec sa tête de Chérubin et son petit air cavalier, il savait être si aimable quand il voulait s'en donner la peine, qu'il était toujours le bienvenu rue Grange-Batelière, à Bury ou à Margency. Ces jours-là,il était bien rare que la Muse ne lui soufflât quelques rimes nouvelles, et lorsque, après une chevauchée en forêt, Mme Tattet, la mère d'Alfred, tendait en souriant son album au jeune poète, elle était à peu près sûre qu'il y coucherait de jolis vers.

[...]

Quand il revint, le cœur saignant, de sa folle équipée de Venise, n'est-ce pas encore à Bury qu'il trouva le réconfort dont il avait si grand besoin ? Il avait tout brisé, tout mis en pièces chez lui, en y rentrant, les bibelots, les gravures et les livres. Alfred Tattet fut assez heureux pour le réconcilier alors avec l'art et la vie, en lui faisant accepter une belle épreuve de la Sainte-Cécile de Raphaël. Ce sont là des choses qui ne sauraient s'oublier de part ni d'autre ».

Léon Séché, La Jeunesse dorée.

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Façade de Bury, côté rue et une partie du mur d'enceinte...

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Le pigeonnier

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Bury, côté jardin, niché dans un écrin de verdure.

Les arbres ont, pour quelques uns, très certainement connu les deux Alfred...

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Le Chalet GUTTINGUER

14130 Saint-Gatien-des-Bois - Calvados - FRANCE

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« Si tous les chemins mènent à Rome, il n'y en avait que deux, en ce temps-là, qui menaient au Chalet.

C'était la route de Paris à Honfleur par Pont-L'Evêque et Trouville, et la route de Paris à Honfleur par Rouen et Pont-Audemer »...

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« Je crois même qu'il fut le premier et longtemps le seul à attirer les regards sur la côte.

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Guttinguer en avait rapporté le modèle de la Suisse, pays d'origine de son père, et l'avait élevé sur la partie de la forêt de Saint-Gatien ». [...]

Chalet-Ulric-Guttinguer

« C'est, en effet, un chalet suisse entouré d'un large balcon-promenoir et recouvert d'un toit débordant qui garantit ce balcon de la pluie. Il se compose de quatre pièces en bas, qui, du temps de Guttinguer, servaient de salon, bureau-bibliothèque, salle à manger et salle de billard et de quatre chambres de maîtres au premier étage. [...] L'intérieur n'offre rien de remarquable, en dehors de la cheminée du salon qui est en marbre bleu et de style Empire ». [...]

« Sans compter qu'ici le tableau n'était pas monotone, et n'engendrait pas, comme tant d'autres, la lassitude ou le spleen. Il était très varié, au contraire, et bien fait pour charmer à la fois l'esprit et les yeux. A droite et à gauche, au premier plan, de chaque côté d'une belle pelouse, s'élevaient des massifs d'hortensias bleus qui, avec les allées couvertes de rhododendrons, étaient l'orgueil de Guttinguer et la gloire du Chalet. Au bas de cette pelouse dévalaient doucement en suivant les plis de la côte, des jardins, des des champs, des prairies traversés de bouquets d'arbres, et par là-dessus à trois kilomètres environ, une mer de deux lieues et demie de large, ayant comme limite le port du Havre et les hauteurs de Sainte-Adresse.

Les grands hortensias bleus sont morts, et c'est dommage, mais les allées de rhododendrons sont plus belles que jamais et la perspective n'a pas sensiblement changé ; seul le fond de la toile a subi quelques retouches du fait de l'agrandissement du Havre : il y a moins de voiles à l'horizon et plus de fumée sur la mer. La vapeur a tué les voiliers, ces grands oiseaux de la marine marchande ».

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• Parmi les invités : Musset, Tattet, Arvers, Sainte-Beuve, Madame V. Hugo, Antoine de Latour...

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Image et textes : Léon Séché, La Jeunesse dorée, Paris, Mercure de France, 1910.

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• Mieux connaître Ulric Guttinguer : i c i

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______________ Plus près de nous...

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​Le Pays d'Auge

Par Marie-Madeleine Remoleur

Publié le 23 févr. 2024

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Près de Deauville : inhabité depuis plus d'un demi-siècle, le Chalet Güttinger est en vente

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Au cœur de la forêt de Saint-Gatien-des-Bois, il est le témoin oublié de l'histoire d'Ulrich Güttinger. Le Chalet Güttinger est en vente au prix de 1 890 000 €. 

Au cœur de la forêt, à cheval entre Saint-Gatien-des-Bois et Pennedepie (Calvados), le Chalet Güttinger demeure sans vie depuis plus d’un demi-siècle. Sur ses quatre façades, la végétation a repris ses droits, envahissant, année après année, les murs de ce lieu qui demeure « inhabité depuis la fin des années 1950 », comme l’expliquait Jean-François Masse, qui avait donné une conférence à ce sujet avec les Amis du musée de Trouville en novembre 2021.

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Muré dans son silence, ce Chalet garde en mémoire une belle histoire. Celle d’un homme, poète et romancier, Ulrich Güttinger (1787-1866). Considéré comme l’un des promoteurs de la révolution romantique, le natif de Rouen, originaire de Suisse, avait fait construire ce Chalet à la fin des années 1820, devenant, pour lui, comme un refuge sur les terres héritées de sa défunte femme, Virginie Gueudry, dont le décès l’avait laissé inconsolable.

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Situé au milieu d’un écrin de verdure, entre rhododendrons et hortensias, l’endroit était idéal, pour l’homme de lettres, pour se ressourcer. C’est ici qu’il écrira Arthur, son chef-d’œuvre.

Sa terre de solitude est devenue, dès les années 1830, en pleine période du romantisme, un lieu de passage pour de grands noms de la littérature, ses amis. Sainte-Beuve, Alfred DE MUSSET, Adèle Hugo, Charles Baudelaire ou encore la reine Marie-Christine d’Espagne, qui l’avait même qualifié de « Château Güttinger », y sont venus, rendant visite au romancier.

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En 1831, « Alexandre Dumas y passera également puisqu’il a découvert Trouville-sur-Mer un peu grâce à Güttinger », indiquait Jean-François Masse. Pour tous, ce Chalet d’inspiration suisse, avec son balcon-promenoir et sa vue sur la mer, incarnait le cadre idéal pour se ressourcer et y puiser l’inspiration. « Je suis dans le ravissement du Chalet et de sa forêt. C’est maintenant magnifique. Toute la journée je regarde la mer qui est tout près de nous, comme le badaud regarde l’eau couler. Je suis ébloui de toutes ces splendeurs », écrivait d’ailleurs Alfred DE MUSSET, lors de sa venue.

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Dans ses dernières années d’activité, ce Chalet avait accueilli une colonie de vacances.

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Inscrit aux Monuments historiques en 1983 pour ses façades et sa toiture, le Chalet est aujourd’hui dans un état dégradé, même si l’on peut encore percevoir la beauté d’antan de cette bâtisse. « Quelques travaux ont été faits à un moment donné pour préserver la bâtisse en mauvais état, mais elle est aujourd’hui à l’abandon, peu protégée, et tout est cassé à l’intérieur », indiquait le conférencier en 2021.

 

Sur le site internet Propriétés Le Figaro, spécialisé dans l’immobilier haut de gamme et d’exception, le Chalet a rejoint le catalogue avec un prix de vente atteignant 1 890 000 €. Un prix correspondant aux 500 m² de surface, aux 8 pièces (dont 5 chambres) et au terrain de 8,5 ha. « Ce chalet, à réhabiliter entièrement, vous permettra de créer 500 m² de surface habitable. Véritable héritage architectural absolument unique en terre normande », met en avant l’annonce.

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Lien vers l'article dans son intégralité : Actu.fr

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"Un témoin oublié, au cœur de la forêt de Saint-Gatien-des-Bois". ©Archive Le Pays d'Auge / M.-M. Remoleur

Album d'Alfred DE MUSSET :

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Adresses et lieux divers - de plaisir, de partage, d'amitié, de repos également...

 

Rue [de la] Grange-Batelière, n° 10 - Paris - FRANCE

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Selon la nomenclature des rues de Paris,

elle porte ce nom du fait de la présence d'une ferme, la grange batelière.

 

« C’est un des plus beaux hôtels particuliers du 9ème arrondissement. Situé au n°10, rue de la Grange Batelière, il fut édifié entre 1760 et 1770 pour Michel le Duc de Bieville, dont les monogrammes LD et BV sont présents aux fenêtres de l’étage. Nolivos est le nom du surintendant des gardes françaises qui l’habita en 1785. Plus tard, le marquis de Lillers, chambellan de Napoléon 1er, en fit l’acquisition.

C’est dans cet hôtel qu’Alfred Tattet réunit Hugo, Sainte-Beuve, Nestor de Roqueplan autour de son ami Alfred de Musset, qui y donna la première lecture de Rolla.

Construit en pierre de taille, il est remarquable par son décor de guirlandes fleuries au-dessus des ouvertures du second étage, par ses élégantes ferronneries. Il faut passer le portail sculpté pour découvrir le vestibule cantonné de colonnes cannelées et de niches abritant deux statues à l’antique, une Diane et un berger, puis le bel escalier classique ».

Texte issu du site ==> http://paris.9.evous.fr (qui, manifestement, n’existe plus.)

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N° 10, adresse parisienne et familiale d'Alfred TATTET

et haut-lieu de rendez-vous, soirées et fêtes diverses…

Quelques rappels...

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Alfred Tattet avait d'abord recruté ses amis dans l'industrie et la finance. C'étaient les quatre frères Ternaux, Hippolyte et Alfred Mosselman, Ferray, Sallandrouze-Lamornaix, Edouard Manuel, les frères Bocher, etc. Mais il était si érudit et si lettré qu'il éprouva très vite le besoin de se créer des relations dans le monde des arts et des lettres. C'est Arvers, son condisciple de l'institution Massin, qui se chargea de le présenter à Alfred de Musset. Celui-ci le mit en rapport avec Guttinguer et Roger de Beauvoir, et puis vinrent à la ronde Achille Bouchet, Victor Roqueplan, Alfred Arago, Florimond Levol, Emile de Girardin, Romieu, Sainte-Beuve, d'Alton-Shée et son jeune collège à la Chambre des pairs, le comte Germain, qui pour rendre plus attrayantes les réunions de la rue Grange-Batelière, ne trouva rien de mieux que d'y amener sa maîtresse, la sémillante Virginie Déjazet.

[...]

Les compagnons de plaisir de la rue Grange-Batelière, suivant en cela l'exemple de leur amphytrion, avaient pris de bonne heure l'habitude de se repasser leurs maîtresses et de mettre tout en commun, jusqu'à l'argent. Je ne vois guère qu'Alfred de Musset qui, sous ce rapport, ait toujours fait bande à part, encore qu'il ait plus d'une fois eu recours à la bourse de Tattet pour payer ses dettes de jeu.

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Passage avant le hall d'entrée

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Aperçu du hall, depuis la courette intérieure

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De part et d'autre dans le hall d'entrée de l'Hôtel

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Quelques plaques... Entre typographies qui varient... Coquille malheureuse qui se glisse.... 

Ainsi, le soir, sur le coup de minuit, quand tout ce monde de viveurs levait le siège au Café de Paris, il ne faudrait pas croire que c'était pour s'aller coucher, comme les bons bourgeois du Marais. Ah ! mais non. A ce moment psychologique, on était sûr d'entendre dans le brouhaha la voix de Tattet ou celle de Guttinguer.

Le premier disait : "Qui vient souper rue Grange-Batelière ou à Bury ?" Le second : "Qui m'accompagne aux Lilas ou à la Terrasse ?" Cela dépendait du temps et de la saison.

Alors pendant que les autres dandys sautaient dans les fiacres qui stationnaient devant la porte et se faisaient conduire à Enghien ou Morfontaine, Alfred de Musset, Roger de Beauvoir, Belgiojoso, d'Alton-Shée, Chaudesaigues, Arvers, etc., emboîtaient le pas à Tattet ou à Guttinguer et filaient avec eux, qui sur Bury, qui sur Saint-Germain.

Disons tout de suite que Bury trouvait généralement plus d'amateurs que la Terrasse, parce que chez Tattet on pouvait emmener des filles, tandis que chez Guttinguer, quoique la dame du logis ne fût pas bégueule, il fallait se contenter d'en parler et d'en rire.

Mais avant de monter en voiture, Musset avait bien soin de s'approvisionner de cigares au bureau de tabac qui faisait le coin de la rue Laffite, - histoire d'échanger un dernier regard avec la demoiselle du comptoir, jolie blonde aux yeux provocants.

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Léon Séché, Etudes d'histoire romantique : Alfred de Musset - L'homme et l'oeuvre, les camarades, Paris, Mercure de France, 1907.

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Album d'Alfred DE MUSSET :

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Adresses et lieux divers, ici ont eu lieu les obsèques du poète.

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Eglise Saint-Roch

296, rue Saint-Honoré

75001 Paris - FRANCE

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Ainsi, « à l’Eglise Saint-Roch, des femmes jeunes et élégantes sont venues, en assez grand nombre, s’agenouiller devant les restes d’un poète, qu’aucune n’avait vu peut-être, mais que toutes avaient lu.

A une douleur réelle se mêlait sur leurs visages l’expression d’un naïf étonnement.

– Est-ce qu’on peut mourir quand on a fait de si belles strophes ?

– Elles pensaient avec raison que l’harmonieux ouvrier ne devait pas mourir, et plusieurs sont, m’assure-t-on, convaincues que réellement il n’est pas mort ».

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Philibert Audebrand, La Gazette de Paris, Causeries - Alfred de Musset, 10 mai 1857.

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On y célébra les obsèques d'Alfred de Musset,

le quatre mai 1857.

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La Madeleine

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« Elle est bâtie sur la lisière de Fontainebleau,

du côté de Samois,

au penchant d'un coteau qui regarde la Seine,

presque en face de la petite Chartreuse de Valvins

où mourut Stéphane Mallarmé.

[...] la Madeleine n'avait certainement pas l'aspect bourgeois et lourd qu'elle présente aujourd'hui. Les deux ailes dont elle est flanquée, au lieu d'être plus élevées que la partie centrale du bâtiment, étaient plus basses qu'elle. C'était un pavillon assez exigu, de style dix-huitième siècle, composé d'un rez-de-chaussée et d'un étage mansardé, dont la porte, du côté de la forêt, s'ouvrait au ras du sol, et dont les fenêtres, du côté de la Seine, donnaient sur un jardin à la française, encadré de charmilles. Les communs et les écuries étaient dissimulés derrière un rideau d'arbres. Le principal, d'aucuns diraient l'unique agrément de cette maisonnette, était le voisinage de la forêt et le coup d'oeil admirable dont on jouit sur la Seine. Elle arrive, à la hauteur de Samoreau, dans un tournant d'une courbe molle, s'attarde à caresser ses berges plates ou bien encore à respirer la fraîcheur que les grands bois répandent sur elle, et puis elle passe, avec un léger froufrou de robe traînante, entre la Madeleine et les hameaux épars de Vulaines et de Valvins, pour se perdre au-dessous de Samois, dans un bruit lointain de guinguettes ou de coups de filets plombés tombant sur l'eau. C'est évidement ce ravissant spectacle qui avait enchaîné Tattet à cette rive, car il aimait trop les arts pour ne pas aimer la nature.

[...] Mais il n'était pas homme à se contenter de la vue des choses, il voulait en jouir de toutes les façons, aussi son premier soin fut-il d'embellir l'intérieur de la Madeleine. Les murs étaient à peu près nus, quand il en devint propriétairei ; il appela un peintre décorateur qu'il chargea de peindre sur les panneaux blanc et or de son petit salon, dans un encadrement de style Empire, les figures des neuf Muses, afin que, lorsqu'il leur plairait de venir le voir, Arvers, Guttinguer et Musset se crussent chez eux au milieu d'elles »

Léon Séché, La Jeunesse dorée.

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Acquise le 13 juin 1851, Tattet y passa les dernières années de sa vie. Il est enterré non loin de là au Cimetière de Samois voir la sépulture).

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Le Château de la Madeleine demeurant une propriété privée, il est impossible d’en présenter l’état actuel.

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Site officiel de l’Office de tourisme du Pays de Fontainebleau : "Le village de Samois-sur-Seine s’est développé à partir des ressources de la forêt et du fleuve. Il a heureusement su tirer partie d’un cadre particulier où il fait bon vivre : les bords de Seine. En effet, le port de Samois a servi à l’embarquement du bois de chauffage et des pavés de grès. Ces matières premières étaient extraites en forêt de Fontainebleau et envoyées à Paris. 

Sur la rive gauche de la Seine, à partir du Pont de Valvins, s’étend le très ancien domaine de la Madeleine. Ce domaine est aussi appelé « Ermitage » et le Moulin, visible des bords de Seine. À proximité se trouve également le domaine du château de Bellefontaine, résidence au 19ème siècle du prince Troubestzkoï, ambassadeur du Tsar de Russie à Paris, et de ses descendants la famille Orloff"...

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Album d'Alfred DE MUSSET :

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Adresses et lieux divers - de plaisir, de partage, d'amitié, de repos également...

 

Petit pélerinage au coeur de Paris…

La colonne Vendôme, la place du même nom, la rue de Rivoli,

le jardin des Tuileries... Et…

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la rue du Mont Thabor - PARIS - France

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Numéro 6,

dernière adresse de Musset…

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Qui avait quitté

le numéro 11

de la rue Rumfort

en octobre 1852

pour venir s'y installer.

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Détail de la gravure

qui vient rappeler l'identité de l'illustre citoyen qui vécut à cette adresse.

Musset-Inscription immeuble rue du Mont Thabor
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www.parismuseescollections.paris.fr

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Dessin de Maurice Emmanuel Lansyer,

(Bouin, en 1835 - Paris, en 1893),

dessinateur

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Dimensions - Œuvre

Hauteur : 24.3 cm - Largeur : 19.4 cm

Dimensions - Passe-partout du musée

Hauteur : 50 cm - Largeur : 40 cm

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Marques, inscriptions, poinçons :

Signature de l'exécutant - 

en bas à gauche et au dos à l’encre noire : "Lansyer 90"

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Légende - au dos à l’encre noire :

"La maison d’Alfred de Musset / 6 rue Mont Thabor / Paris 31 8bre 1890", "N°1310", "13x17"

Tampon - Tampon à l’encre noire : "CARNAVALET", tampon ovale à l’encre bleue : "BIBL. VILLE PARIS"

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Institution :

Musée Carnavalet, Paris

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Album d'Alfred DE MUSSET :

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Adresses et lieux divers

 

Manoir de Bonaventure

10, rue de la « Bonnaventure »

41100 Mazangé - (Val de Loire) - France

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Dessin réalisé par Alfred de Musset lorsqu'il avait douze ans

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« Quand Alfred de Musset fit la connaissance de ce second château, La Bonnaventure, aux environs de Vendôme, il avait douze ans. Et il fut si frappé par ses tourelles et ses grands arbres, qu'il fit le dessin que nous reproduisons. Ce très curieux document fut donné par un membre de la famille de Musset au curé du petit village de Mazangé - la Bonnaventure fait partie de cette commune - et il est maintenant entre les mains de M. l'Abbé Paul Calendini, directeur des Annales Fléchoises, que nous remercions de sa très obligeante communication, ainsi que la Société des Mussetistes, qui nous a prêté son cliché ».

Le Magasin pittoresque, 1911 (Sér.3/T. 12=Année 79), Collection Les Annales fléchoises - Photo. Les Mussetistes, Numérisation Bibliothèque Nationale de France

Autre image de ce dessin dans l'ouvrage de M. Allem, A la gloire de... Alfred de Musset - ©Fonds Lardin de Musset

 

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[...] et je regrette infiniment pour ma part qu'Alfred de Musset, en vendant ce fief patrimonial, ait rompu le dernier fil qui le rattachait à ce pays. Qui sait si, dans ses heures de tristesse et de désespérance, il n'aurait pas trouvé là, parmi les tombes de ses aïeux, dans ce castel où ils avaient vécu de père en fils, dans cette humble église où ils s'étaient tous agenouillés, des consolations, un réconfort que ne purent jamais lui procurer les boissons frelatés des assommoirs de luxe qu'étaient Tortoni et le café de la Régence. Le poète de L'Espoir en Dieu m'autorise à poser ici ce point d'interrogation…

 

Léon Séché, Etudes d'histoire romantique, Tome 1, Paris, Mercure de France, 1907.

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« Le manoir de Bonaventure est une élégante demeure (XVIe-XVIIe siècle), à l'origine un fief des Templiers, qui fut une sorte de rendez-vous de chasse des seigneurs de Vendôme. Antoine de Bourbon, duc de Vendôme et père du futur Henri IV, y donna de nombreuses fêtes et, au cours de l'une d'elles, composa la fameuse chanson La Bonne aventure au Gué, dont le refrain a traversé les siècles, repris notamment par Molière dans Le Misanthrope. Il invita d'ailleurs Ronsard à l'une de ces réceptions. Ils se connaissaient bien, puisque le poète avait composé un épithalame pour le mariage du duc avec Jeanne d'Albret, en 1548. La fille de Cassandre Salviati eut plus tard pour fils Charles Musset, qui devint seigneur de Bonaventure, et dont l'un des descendants s'appela Alfred de Musset. Le futur soupirant de George Sand séjourna au manoir dans son enfance puisque la famille a détenu le manoir durant près de 300 ans. Aujourd'hui, la visite, d'environ une heure, permet de découvrir une grande salle voûtée, les jardins, l'écurie et le pigeonnier ».

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https://www.petitfute.com

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Le Manoir de Bonaventure en 2026 !

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A travers son site et de nombreuses (et très belles !) photos,

découvrez ce manoir historique

avec sa salle de réception,

ses jardins et son parc

pour événements familiaux,

culturels et séminaires d'entreprise.

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Lien vers le Manoir ​: https://manoirdebonaventure.fr/

© 2036 - Musset-immortel.com

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