
S y n o p s is
Paris 1830.
Octave, trahi par sa maîtresse, tombe dans le désespoir et la débauche : le "mal du siècle".
La mort de son père l’amène à la campagne où il rencontre Brigitte, une jeune veuve, de dix ans son aînée.
Pour Octave, c’est à nouveau la passion.
Mais aura-t-il le courage d’y croire ?
Date de sortie : 29 août 2012
Réalisé par Sylvie Verheyde
Avec Peter Doherty, Charlotte Gainsbourg, August Diehl…
Durée : 2 heures - Distributeur : Ad Vitam
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La Confession d’un Enfant du Siècle,
Alfred DE MUSSET,
LE LIVRE.
Extraits...
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Si vous ne m'aimez pas, que faites-vous ici ?
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Mon courage lui faisait pitié.
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L'espérance est restée en route, et le bonheur a manqué de parole.
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Expliquez si vous pouvez.
Vous ne trouverez que deux corps, un là, l'autre ici, et entre eux, quoi ?
L'air, l'espace, l'immensité.
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Tu es jeune et vivante, et tu es belle, et tu m'oublieras.
Tu guériras du mal que je t'ai fait, si tu peux le pardonner.
[Octave]
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Le temps ! et ta beauté, et ton amour, et le bonheur, où seront-ils allés ?
Est-ce donc sans regret que tu me perds ainsi ?
[Octave]
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Combien de temps pour qu'elle m'oublie si je n'existe plus demain ?
combien de larmes ? aucune peut-êtrei!
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Pendant que tes lèvres touchaient les siennes,
pendant que tes bras entouraient son cou,
pendant que les anges de l'éternel amour vous enlaçaient
comme un seul être des liens du sang de la volupté,
vous étiez plus loin l'un de l'autre que deux exilés
aux deux bouts de la terre, séparés par le monde entier.
Regarde-la, et surtout fais silence.
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Folle ! j'ai voulu souffrir en silence, vous consacrer ma résignation ;
j'ai voulu vous cacher mes larmes ;
Folle ! j'ai voulu traverser les mers, m'exiler de France avec vous,
aller mourir, loin de tout ce qui m'a aimée sur ce cœur qui doute de moi.
Folle ! j'ai cru que la vérité avait un regard, un accent, qu'on la devinait, qu'on la respectait !
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On dit qu'il n'y a rien de si rapide qu'un sentiment d'antipathie !
Mais je crois qu'on devine plus vite encore qu'on se comprend et qu'on va s'aimer.
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Pour la première fois de ma vie, j'étais heureux ;
Dieu bénissait mes armes, et la douleur m'apprenait la vertu.
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Vous avez voulu voir jusqu'où allait ma patience,
vous avez mis ma douleur au défi, peut-être pour avoir le droit de me chasser ;
vous étiez lasse de ce triste amant qui souffrait sans se plaindre
et qui buvait avec résignation le calice amer de vos dédains !
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Je m'attendais à ce qu'elle m'avait dit ; ma résolution fut prise aussitôt, et je me décidai à partir.
Je me relevai le cœur navré, mais ferme, et je fis le tour du jardin.
Je regardai la maison, la fenêtre de sa chambre ;
je tirai la grille en sortant, et, après l'avoir fermée, je posai mes lèvres sur la serrure.
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Que vous ai-je fait ?
J'ai fléchi le genou ; je n'ai même pas dit un mot.
Que vous ai-je appris ? vous le saviez déjà.
J'ai été faible parce que je souffrais.
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Quel risque courez-vous en me donnant encore un mois ou deux du seul bonheur que j'aurai jamais ?
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Un mot, lui dis-je, en me levant, un mot, et rien de plus.
Je sais qui vous êtes, et s'il y a pour moi quelque compassion dans votre cœur, je vous en remercie ;
dites un mot ! ce moment décide de ma vie.
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Je n'avais pensé qu'à elle pendant mon voyage, et je perdais toute espérance de l'oublier jamais.
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Je la trouvais maigrie et changée.
Son sourire habituel paraissait languissant sur ses lèvres décolorées.
Elle me dit qu'elle avait été souffrante.
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Nous sentions bien qu'il y avait un tiers entre nous ;
c'était l'amour que j'avais pour elle.
Rien ne le trahissait dans mes actions, mais il parut bientôt sur mon visage :
je perdais ma gaieté, ma force, et l'apparence de santé que j'avais sur les joues.
Un mois ne s'était pas encore écoulé, que je ne ressemblais plus à moi-même.
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Tantôt je lui peignais ma vie passée sous les couleurs les plus sombres,
et lui donnais à entendre que, s'il fallait me séparer d'elle,
je resterai livré à une solitude pire que la mort ;
je lui disais que j'avais la société en horreur,
et le récit fidèle de ma vie, que je lui avais fait lui prouvait que j'étais sincère.
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Tous mes rêves de bonheur, lui disais-je, toutes mes espérances,
toute mon ambition sont renfermés dans ce petit coin de terre que vous habitez ;
hors de l'air que vous respirez, il n'y a point de vie pour moi.
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Ainsi, n'ayant pas même la permission d'avouer ma peine, ma santé achevait de se détruire.
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Depuis deux mois que je perds le repos, la force et l'espérance,
vous ai-je dit un mot de ce fatal amour qui me dévore et qui me tue, ne le savez-vous pas ?
Levez la tête ; faut-il vous le dire ? Ne voyez-vous pas que je souffre et que mes nuits se passent à pleurer ?
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Les malheurs ont leurs symptômes comme les maladies,
et il n'y a rien de si redoutable en mer qu'un petit point noir à l'horizon.
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Ses lèvres entr'ouvertes tombèrent sur les miennes et l'univers fut oublié.

- Copyright SND -
Il ne faut jurer de rien !
Sortie en salles le 28 septembre 2005
"19/08/2005 : "Il ne faut jurer de rien", le dernier film de Manuel Munz en salles le 28 septembre 2005…
et prochainement, en exclusivité, sur TPS STAR !
Une avant-première sous le soleil exactement : c’est le 14 août, à Saint-Tropez, qu’a eu lieu l’avant-première du nouveau film de Manuel Munz, Il ne faut jurer de rien, en présence d’Emmanuel Florent, Président Directeur Général de TPS, d’Olivier Fisch, Directeur Général de TPS STAR et de toute l’équipe du film.
Produit par Les Films Manuel Munz, partenaire historique de TPS (La Vérité si je mens 2, le Derrière, Peut-être, Salsa, Ni pour ni contre bien au contraire et Mauvais Esprit)et réalisé par Eric Civanyan, Il ne faut jurer de rien est l’un des grands rendez-vous cinéma de la rentrée.
Libre adaptation de l’œuvre d’Alfred de Musset, cette comédie à la Marivaux est magistralement interprétée par Gérard Jugnot, Jean Dujardin et Mélanie Doutey, l’heureuse interprète de Clara Sheller, série qui lui a valu d’obtenir le prix de la Meilleure Actrice de l'année au 45ème Festival International de Télévision de Monte Carlo".
Info en provenance du site http://www.mass-media.fr/
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"Gérard Jugnot et Jean Dujardin se donnent actuellement la réplique dans "Il ne faut jurer de rien", une libre adaptation de l'oeuvre d'Alfred de Musset signée Eric Civanyan.
Eric Civanyan revisite l'oeuvre d'Alfred de Musset. Après quelques succès en tant que metteur en scène de théâtre, le cinéaste de Tout baigne effectue son retour au grand écran en adaptant librement le roman Il ne faut jurer de rien.
Gérard Jugnot, Jean Dujardin et Mélanie Doutey sont les interprètes principaux de ce film en tournage depuis le 29 septembre dernier dans la région parisienne.
Un neveu à marier
Dans cette comédie coproduite par les sociétés TF1 Films Production, Malec Productions et SND,Van Buck (Gérard Jugnot), irrité par les extravagances de son neveu Valentin (Jean Dujardin), aimerait bien le voir marié.
Mlle de Mantes (Mélanie Doutey) paraît être la jeune femme idéale, mais celui-ci ne veut l'épouser et va jusqu'à parier qu'il peut la séduire pour prouver qu'elle n'est pas celle qu'il lui faut".
Info en provenance du site http://www.allocine.fr/ - Textes de Guillaume Martin, mardi 5 octobre 2004.
Première image du film...
© SND Gérard Jugnot, Mélanie Doutey et Jean Dujardin
Image en provenance du site http://www.allocine.fr/
L’image appartient à son auteur.
On en parle ici et aussi là... Certains des liens ci-dessous ne fonctionnent plus.
Critique au bas de l'entretien avec G. Jugnot
"Quand libertinage désabusé et romantisme balbutiant s'affrontent,
cela fait des étincelles !"
05-10-2005
===> http://cinema.aliceadsl.fr
" Il ne faut jurer de rien ne tombe pas dans la citation stérile et trouve son identité".
===> www.lexpress.fr
"Un pari est tout petit pour des jeunes
qui s'aiment comme eux d'un si grand amour..."
29-09-2005
===> " La châtelaine et le voyou :
Il ne faut jurer de rien d'Eric Civanyan",
28-09-2005
===> "Les caprices de Brice -
Retour vers le futur, en prime time pour Alfred, un enfant du siècle
[...] Un bon plan finalement que ce joint-venture entre Musset et de Brice.
Un bon plan perso, Musset gagne des parts de marché côté public
et Brice passe un peu moins pour un demeuré".
27-09-2005
===> "Adapter Musset au cinéma, dans un film à costumes :
de nos jours, le pari est risqué.
Mais il a des chances d'être gagné par Eric Civanyan,
le réalisateur d"'Il ne faut jurer de rien""...
http://permanent.nouvelobs.com
27-09-2005
Janvier 2007, Il ne faut jurer de rieni!, sur les écrans canadiens
Il ne faut jurer... de rien !
Sabin Desmeules - L'Acadie nouvelle - 27 janvier 2007
Cette sympathique adaptation d'une pièce d'Alfred de Musset vient d'assaillir les écrans avec son sujet vieux comme le monde: l'amour. Mais l'intérêt d'Il ne faut jurer... de rien ! réside dans la savoureuse confrontation entre Jean Dujardin et Gérard Jugnot.
Nous sommes à Paris, en 1830, en pleine révolution. Valentin (Jean Dujardin) s'endette en vivotant dans un monde fabriqué d'alcool, de jeu et de femmes. Il ne croit pas en la vie et surtout pas en l'amour. Son oncle, Van Buck (Gérard Jugnot), lui, ne croit qu'aux vertus de l'argent et du commerce. Tout les sépare. Jusqu'au jour où Van Buck, pour améliorer son image de marque, a l'idée de faire épouser à Valentin une jeune baronne (Mélanie Doutey) désargentée du nom de Cécile. Le neveu, qui n'a absolument aucune envie de se marier, parie qu'il peut aisément la séduire en 24 heures et donc prouver qu'elle, comme toutes les autres, ne vaut pas la peine d'être aimée. Cécile, qui croit au véritable amour, s'avère beaucoup plus coriace à éblouir que prévu et Valentin doit user de tous les stratagèmes possibles pour espérer gagner son pari. On se croirait dans Les liaisons dangereuses puisqu'on se retrouve en plein complot amoureux. Et une tentative de séduction ratée fait rebondir une action inattendue et ainsi de suite. L'esprit "de Musset" a été conservé ainsi que la finesse de certaines répliques. On n'est pas dans une comédie de série B, même si rien n'est réinventé. On revisite un classique de belle façon. Et avec une brochette de talents. À commencer par Jean Dujardin qui nous fait croire à son côté manipulateur. Gérard Jugnot offre la pleine mesure du talent qu'on lui connaît. Marie-France Santon, elle, est délicieuse dans le rôle d'une vieille baronne déchue. Sans verser dans la caricature, elle sait se faire expressive et user de faciès tordants. C'est avant tout pour eux qu'on aime le film.