Il ne faut jurer de rien, dans les salles, en Espagne !

Il ne faut jurer de rien, traduit par Nunca digas nunca - Extrait de l'interview de Gérard Jugnot :

Lepetitjournal.com : Ce n’est pas un peu curieux pour vous de faire la promotion des films si longtemps après un tournage ?
Gérard Jugnot : Si, c’est toujours très étonnant. Ce tournage date d'il y a trois ans. Je suis chez moi, à Paris, la tête dans d’autres projets. Et soudain je dois me rappeler de Il ne faut jurer de rien. C’est une gymnastique assez curieuse mais c’est normal de le faire. Les films français s’exportent mal à l’étranger donc il faut les aider.

LPJ : On vous retrouve souvent en costume d’époque. C’est un choix ou c'est ce qu'on vous propose en priorité ?
G.J : J’aime bien les films en costume, c’est vrai. Si j’ai deux scénarios sur la table, je choisirai évidemment le film d’époque. C’est le plaisir de la panoplie, un peu comme un jeu d’enfant. Il y a une part de rêve dans ce cinéma. Tourner aux Galeries Lafayette en habits d’aujourd’hui, franchement ça ne me fait pas rêver ! C’est bien plus agréable de se balader en fiacre et de porter des costumes. Et je trouve aussi que, lorsque vous situez les films dans le passé, vous quittez l’actualité pour retrouver finalement quelque chose de plus pur, de plus universel. Vous touchez à l'humain. Vous n’êtes plus dans l’anecdotique.

LPJ : Si vous deviez nous donner envie d’aller voir le film en deux ou trois phrases…
G.J : Quand on voit le succès des comédies romantiques…c’est que ça plaît je crois. C’est une comédie romantique, avec des gens blessés, notamment les deux personnages masculins. Ils sont blessés et partent dans une sorte de suicide, Van Buck à travers l’argent et Valentin dans la débauche. Et puis la peur de l’engagement est un thème très actuel.

Par Laurence Danthony - Le 22 décembre 2006 - www.lepetitjournal.com


Musset sur Audible.fr



Livre audio - Les Nuits (Texte intégral)- Auteur : Alfred de Musset - Narrateur : Marianne Valéry
Durée : 51 min. env. - Prix : 12,00€ - Date de parution chez Audible : 13-11-2006 - Editeur : Le Livre qui parle



Livre audio - Les Nuits - Auteur : Alfred de Musset - Narrateur : Anne Plumet, Lambert Wilson
Durée : 50 min. env. - Prix : 19,30€ - Date de parution chez Audible : 11-02-2005 - Editeur : Editions Thélème

www.audible.fr





On en parle !

« Les caprices de Marianne - Théâtre des 5 diamants (Paris) - décembre 2006

Comédie dramatique d'Alfred de Musset, mise en scène de Catherine Brieux, avec Didier Dufresne, Roland Fortin, Thierry Garet, Maria Laborit, Clémence Mercier, Valentine Teisseire, Jessica Schlosser et Yann Verburgh.

"Les caprices de Marianne", archétype du théâtre romantique, ne parle pas tant des jeux de l’amour que du jeu de l’amour et de la mort.

Derrière les festivités du carnaval, la tragédie se noue. Musset est victime du complexe janusien, la dualité entre la débauche et la pureté, ce fameux mal du siècle, qu’il exprime dans un trio infernal, Coelio l’amoureux falot et mortifère, Octave, le débauché cynique et Marianne, la rebelle, qui ne sont que les déclinaisons de sa propre personnalité névrotique.

Coelio, amoureux de Marianne, mariée à un vieux barbon, demande à son ami Octave d’intercéder en sa faveur. Et Marianne s’éprend de ce dernier. Et Coelio meurt assassiné par les sbires du mari. Et Octave s’éloigne de Marianne.

Le caractère à la fois daté et intemporel de cette pièce constitue la principale difficulté de mise en scène et Catherine Brieux a opté pour une mise en scène relativement classique qui multiplie les lieux pour une représentation kaléidoscopique des scènes.

Aux côtés de la belle Marianne, Clémentine Mercier prometteuse, Yann Verbugh, amoureux spectral, et Thierry Garet, qui retrouve après Valmont dans " Les liaisons dangereuses " un autre rôle de libertin dans lequel il est tout à fait à l’aise et convaincant. »


Par MM - Le 11 décembre 2006 - www.froggydelight.com


Cimetières et Catacombes, Paris sous les tombes...

« Exit Halloween. Après quelques années de citrouilles et de sorcières, la France délaisse la fête celtique. Pourtant Paris n’a jamais vu autant de monde se balader dans ses catacombes et ses cimetières... Glauques pour certains, magnifiques pour d'autres, il est sûr que ces endroits dits lugubres ne laissent personne indiffèrent. Lumière sur ces dernières demeures au charme... inquiétant. »





Sur le Père Lachaise, plus précisément, "Une nécropole aux allures de jardin des plantes"...
« Une fois place nette faite dans Paris intra-muros, reste la question suivante : où enterrer les morts à venir ? Par mesure d’hygiène, on choisit d’éloigner les cimetières à plusieurs kilomètres de Paris. C’est donc sur le mont Louis - terre offerte au roi par les jésuites - que s’ouvre, le 21 mai 1804, le cimetière de l’Est. Dessiné par Alexandre Brongniart, le lieu est un nouveau type de cimetière alliant jardin à l’anglaise et lieu de recueillement. Très vite ce lieu sera rebaptisé cimetière du Père Lachaise, car le vieux jésuite, confesseur du bon roi, aimait à se promener dans les allées du mont Louis.

Cette nécropole de 11 hectares est malgré tout boudée par les Parisiens qui ne voient pas l’intérêt d’enterrer leurs morts aussi loin de chez eux. En effet, il faut être courageux pour suivre sur des kilomètres et en montée un corbillard, aussi cher que soit le défunt. Le cimetière est ainsi délaissé : trois ans après son ouverture on ne compte que 106 concessions sur toute sa superficie. Napoléon III frappé par ce désintérêt décide donc une inauguration en grande pompe et surtout un grand plan marketing imparable : y amener des célébrités. Ainsi à l’époque et même maintenant, personne ne s'offusque de voir, au sein de cette nécropole, les dernières demeures de Molière, de La Fontaine ou encore d'Héloïse et Abélard, couple mythique tout droit sorti du Moyen Age ! Une idée saugrenue qui fonctionne puisqu’en 1830 ce sont 33.000 concessions qui se partagent le cimetière. Le succès est en marche. Le Père Lachaise subira six agrandissement successifs pour atteindre sa superficie actuelle de 44 hectares. Une étendue qui fait de lui le plus grand espace vert aménagé de la capitale.

Deux siècles après son ouverture, le cimetière de l’Est est devenu un lieu touristique au même titre que la tour Eiffel ou l’Arc de Triomphe. Chaque année, ce sont deux millions de visiteurs qui viennent rendre un dernier hommage à Alfred de Musset, Frédéric Chopin ou Jim Morrison. Avec ces 70.000 concessions, le cimetière du Père Lachaise est indéniablement un véritable musée à ciel ouvert, témoignage de l’art funéraire à travers les siècles. Vous pouvez vous y aventurer seul, ou avec un guide qui vous aidera à saisir l’essence de ce lieu où le temps semble ne pas avoir de prise. Le cimetière est ouvert tous les jours de 8h à 18h et pour une visite guidée il vous en coûtera entre 6 et 8 euros. Plus de renseignements sur le site de la mairie de Paris ou encore celui des visites nécro-romantiques du Père Lachaise. »

Par Fanny Dutriez avec l’aide précieuse de Thierry Le Roi pour Evene.fr - Le 31 octobre 2006 - www.evene.fr





The Washing Machine Cie

« Ladies and gentlemen - (Why Note – Nocturne – 2006) - Durée 62’33 – 15 Titres »

« The Washing Machine Cie, c’est un peu comme des Blues Brothers conduits par une Blues Sister, un quintet atypique et pourtant si conventionnel avec son gros blues rock teinté de quelques vieux relents aux limites du punk … Créé en 2004, le groupe a eu la chance de porter sa musique devant divers publics dont ceux de Snowy White, les Beautés Vulgaires, les Frères Couenne ou encore Mercy et c’est presque naturellement que Jean-Paul Avellaneda, frontman emblématique de cette dernière formation, rejoindra Amandine (chant), MC Bolby (guitares), Miflox (harmonicas), Anthoneunch (batterie) et Jérôme (basse et contrebassine) non seulement pour poser sa slide et ses chœurs sur quelques titres mais aussi et surtout pour réaliser leur tout premier album et lui donner le son si particulier dont il a le secret. Soutenu par une distribution nationale, « Ladies And Gentlemen » se présente comme un véritable show, une revue très blues’n’roll qui n’a pas fini de faire se retourner les gens sur son passage...

C’est fou tout le groove et le feeling qu’un simple petit bout de métal est capable d’imprimer sur une formation toute entière ! Du haut de son harmonica, Miflox donne à The Washing Machine Cie un ton résolument blues que seules les guitares parviennent à faire virer au rock en offrant au guitar heroe qui les tiens de multiples occasions de faire causer l’acier des cordes plus que de raison. Arbitré par une voix râpeuse et colorée, le duel métallique bénéficie de chœurs collectifs qui renforcent l’impression de convivialité qui transpire des amplis. Ecrites et composées par le groupe lui-même, les chansons s’offrent une toute petite escapade vers un texte d’Alfred de Musset (« Johnny rentre chez lui ») et traversent la Manche pour adopter une langue qui colle au plus juste au registre recherché tout en gardant tout au fond d’elles un petit côté frenchy immédiatement identifiable et très attachant. Issu de la rencontre improbable de Muddy Waters, de Janis Joplin et de Jimi Hendrix, The Washing Machine est tout simplement un groupe qui ne s’éloigne pas trop des sentiers battus mais qui arrive à sonner très roots et très moderne à la fois en conjuguant à la perfection le washtub, les pédales d’effets, les amplis à lampes, les micros Green Bullet et les guitares grasses et saturées. Ca sonne juste et sincère, parfois avec des fortunes diverses mais toujours avec la foi et c’est bien ça le plus important ! »

Par Fred Deforge - Le 30 octobre 2006 - www.zicazic.com


Marianne en Arménie !

« Année de l'Arménie : Les Caprices de Marianne

Ce n’est pas le moindre mérite de Serge Avédikian que d’avoir réussi à créer la Marianne de Musset rien qu’en faisant pédaler Nariné Krikorian sur la scène du théâtre Stanislavski d’Erevan, ce soir de première du 4 octobre 2006, dans un silence enveloppant la merveille immaculée si pur qu’il obligeait à retenir le souffle jusqu’au moment de la chute. Car le théâtre, c’est aussi cela, une chute de Marianne sur la scène du sens, un caprice de la vie qui vous oblige aux réadaptations.

Contrairement au trio d’amour classique, Musset parvient à construire son drame napolitain sur quatre personnages, trois hommes gravitant tous autour d’une même femme : le mari, l’amant et son ami. L’économie du texte est à ce point productif de mouvements intérieurs que tous jouent un rôle nécessaire pour que l’exaltation amoureuse vire à la tragédie. L’amant devient victime, le mari devient meurtrier, l’ami devient l’aimé d’une femme qui devient à son tour la muse de toutes les désillusions.

Tandis qu’une troupe coréenne coréanisait « Le bourgeois gentilhomme » à Paris, Serge Avédikian réussissait le pari de faire jouer du Musset en arménien par des comédiens arméniens, en Arménie même, dans le cadre de cette « année » consacrée au croisement des cultures arménienne et française. Pourquoi me direz-vous, cette pièce apparemment légère dans un pays en proie à toutes les gravités, qu’elles soient économiques, politiques, sociales, dans un pays pliant sous le poids de l’histoire ou coincé dans les embouteillages de la géostratégie, au moment même où des députés qui ont gardé intact le sens de la colère vitupéraient sur la chute organisé du dollar par d’occultes officines avides d’engranger de nouveaux profits ? Parce qu’il n’y a rien de plus subversif que l’amour, rien de plus jouissif que l’amour, rien de plus universel, de plus léger, de plus distrayant, de plus capable de produire en vous du ravissement, c’est-à-dire de vous mettre le temps d’une pièce de théâtre au diapason de vos rêves les plus intimes. Parce que la pièce de Musset est un hymne caustique à l’insouciance de la jeunesse et à à l’inconstance de ses frivolités. Les hommes ont besoin de rêver et d’applaudir au spectacle de leurs mythes »...

Par Denis Donikian - Le 5 octobre 2006 - www.yevrobatsi.org


Marianne est privée de caprices... (!)

«La pièce
Les Caprices de Marianne qui devait être jouée ce mois d’août dans la cour du Musée Forel a été annulée. Trop bruyante selon les voisins...

Une dizaine de représentations de cette pièce d’Alfred de Musset devaient être jouées, en août, le soir, dans la cour du musée. Mais ce printemps, suite aux remarques des voisins lors des premières répétitions, Yvan Schwab, conservateur du musée Alexis-Forel, a jugé préférable d’annuler cette programmation. Le chantier avait déjà duré des mois, avec du bruit et de la poussière. Par cette décision, nous avons souhaité revenir à des relations de bon voisinage, explique-t-il. Même s’il est déçu car les représentations n’auraient pas duré au-delà de 22 heures, le metteur en scène précise que la situation n’est pas pour autant dramatique: les acteurs des Caprices de Marianne seront sur la scène des Trois P’Tits Tours au printemps prochain. Quant aux deux autres pièces programmées Quand je mange de la crème fouettée (les 18 et 19 août) et Sur la trace d’une goutte d’eau (le 30), elles auront lieu à l’intérieur du musée, salle Renaissance, et ne gêneront donc pas les voisins. En fait, cette affaire montre une fois de plus qu’il y a une méconnaissance de la part de beaucoup de personnes de ce qu’est un musée. Un musée n’est pas un endroit mort, c’est au contraire un lieu de vie, conclut-il. Dans le même registre, Yvan Schwab regrette également que la Grand Rue soit aussi morte qu’un cimetière en fin de journée »...

Par MCF - Le 11 août 2006 - www.lacote.ch


Musset à la sauce du jour...

«bof . Gérard Gelas met en scène
On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset, au Théâtre du Chêne noir qu’il a fondé (1).

La pièce a été écrite alors que Musset vivait une liaison douloureuse et passionnée avec George Sand. Au terme de ses études, Perdican (Damien Rémy) rentre au château paternel escorté de son gouverneur, Maître Blazius (Alain Cesco-Resia). Dans le même temps, sa cousine, Camille (la vibrante Camille Carraz) fraîchement sortie de son couvent, arrive elle aussi au château, accompagnée de Dame Pluche (Léa Coulanges, très comique). Cette rencontre n’a rien de hasardeux puisque c’est le baron (Guillaume Lanson), père de Perdican, qui l’a organisée, soucieux qu’il est de marier ces enfants. L’entrevue déçoit l’intrigant. Camille, que les hommes effraient, s’effarouche. Cette résistance enflamme Perdican, qui, de dépit, part au village faire la cour à sa soeur de lait, Rosette (adorable Alice Belaïdi). En jouant cruellement avec la naïveté de la très jeune fille, Perdican la met au désespoir, ce qui la tue. Pour mettre en scène cette comédie tragique, Gérad Gelas a imaginé une scénographie dépouillée, quasi abstraite : trois éléments de bois sur roulettes s’emboîtent, se déboîtent pour signifier un pont, les marches d’un palais, celles d’une chaumière. On apprécie moyennement un tel parti pris d’austérité. Et l’on saisit mal les raisons qui ont pousséle metteur en scène à commencer sa représentation par la fin de la pièce de Musset ; c’est-à-dire, la mort de Rosette qu’il imagine lui-même comme un viol ».

(1) Au Théâtre du Chêne noir, à 18 h 30, jusqu’au 29 juillet. Réservation : 04 90 82 40 57.

Par M. S.- Le 26 juillet 2006 - www.humanite.presse.fr




Des nouvelles de Barberine !

«Coups de tonnerre sur « Barberine »


Réfugiés dans la grange...

Le comte Ulric (Vincent Vanderbeecken) quitte sa belle et jeune épouse Barberine (Christel Pedrinelli) pour quérir fortune à la cour du roi de Hongrie. Il y fait la connaissance d'Astolphe (Pierre Pigeolet), jeune fat qui se donne des airs d'avoir beaucoup vécu et pérore sur l'infidélité des femmes. Mis au défi, il décide d'entreprendre la conquête de Barberine.

C'est à ce moment précis, environ aux deux tiers de la pièce, que les lourds nuages noirs qui s'étaient accumulés par-dessus le portique monumental de la ferme crevèrent en un violent orage. Les spectateurs s'égayèrent comme une volée de moineaux pour trouver refuge dans la grange... Il revint à David Michels, directeur du Théâtre des Galeries, de raconter le dénouement de la fable à un public penaud, un tantinet frustré et copieusement mouillé, mais toujours bon enfant.

De ce qu'on a pu voir du spectacle, on peut dire à peu près ceci. Un Musset jeune encore mais déjà désillusionné sur l'amour et le gouvernement des hommes y développe avec faconde un conte inspiré de Boccace et de Shakespeare. Assortie d'un décor sonore produit en live par Eléonore Meeus sur de multiples instruments, la mise en scène de Bernard Lefrancq ne manque pas de charme.Si Pierre Pigeolet et Marc De Roy cabotinent un peu, si Vincent Vanderbeecken manque de consistance, si la reine de Jacqueline Paquay paraît assez amidonnée, Christel Pedrinelli sauve la mise par sa fraîcheur et son allant. Et puis il y a la langue de Musset, riche et piquante, primesautière et allusive.

On regrette vraiment de n'avoir pu voir le clou de la pièce: la « mise en boîte » d'Astolphe, contraint à filer la quenouille et à tourner le fuseau pour ne pas mourir de faim, à la plus grande joie des courtisans venus assister à sa déconfiture. Mais sans les aléas de la météo, je vous le demande, quel serait encore le sel d'organiser des spectacles en plein air ? »

Compagnie des Galeries, tournée au château, jusqu'au 2 septembre. Tél. 02.512.04.07. Web www.trg.be.

Par Philip Tirard - Le 24 juillet 2006 - www.lalibre.be




On ne badine pas avec l'amour...

Entre comédie loufoque et drame d’une noirceur absolue, entre quête spirituelle et jeu des apparences.


« Deux amours d’enfance se retrouvent après dix ans d’études et de vies que tout oppose : l’un, Perdican, s’est ouvert à la science et la vie sociale ; l’autre, Camille s’est enfermée dans un monastère peuplé de femmes aigries qui considèrent que les hommes sont méprisables et que seul le fantasme de l’amour Divin mérite de s’abandonner. Musset nous montre comment l’éducation et les croyances humaines peuvent pervertir deux cœurs purs que tout destinait à un mariage heureux. Cette vérité soulevée par Musset est malheureusement plus que jamais d’actualité : croire n’est pas savoir.

Gérard Gélas dans son interprétation libre de l’œuvre de Musset, a pris le parti de forcer le trait des personnages, à la limite de la Commedia dell’arte et de changer le destin funeste de Rosette. La caricature sied à merveille aux deux hommes d’églises burlesques par leur ridicule. On appréciera aussi le jeu dynamique du jeune paysan qui incarne le peuple soumis, ainsi que la charmante Rosette, touchante par tant de pureté et de naïveté. En revanche, la caricature du baron poussée à l’extrême nuit à la crédibilité du personnage. Idem pour le jeu de Perdican, plus démonstratif que suggestif. On aurait souhaité sentir un peu plus d’amour sincère et de simplicité entre Perdican et Camille. La richesse du texte de Musset dans les échanges entre Perdican et Camille se passerait de gestes et grimaces inutiles. Le décor simple et ingénieux permet de nombreuses combinaisons scéniques qui servent magnifiquement la mise en scène. Si vous avez envie de revoir l’œuvre de Musset sous un nouveau jour, moderne et burlesque, la vision de Gérard Gélas vous séduira peut-être ».

Théâtre du Chêne Noir
8 bis, rue Sainte-Catherine
84000 AVIGNON
Réservations : 04 90 82 40 57
Jusqu'au 30/07/2006

Par Samuel Guillemin - Le 21 juillet 2006 - www.theatrotheque.com




Barberine débarque à Thy...

La pièce de Musset sera jouée en plein air par la compagnie des Galeries. Les samedi 5 et dimanche 6 août. Mais deux autres représentations sont prévues.


[…]

« Après deux ans au château de Pallandt, comme l'an dernier, c'est le château de Thy, dans le hameau du même nom, qui accueillera le spectacle. Pour la prochaine fois, deux candidatures sont déjà arrivées à l'échevinat de la Culture. Le concept plaît donc aussi aux châtelains ! « Pour le public, c'est intéressant parce qu'il s'agit de vivre un moment culturel dans un lieu qui n'est pas habituellement accessible aux visiteurs », explique l'échevin Vincent Girboux. Et c'est vrai que le château de Thy - reconstruit en 1774 - et ses jardins valent le détour. C'est le porche qui servira de cœur de scène.

Cette année, les Galeries présenteront Barberine, d'Alfred de Musset.

Particularité : un accompagnement musical sera assuré en direct par des musiciens.

Ah, oui, le soir du spectacle, même s'il fait très beau, n'oubliez pas un petit pull pour affronter la fraîcheur de la nuit tombée au fond de la vallée. Deux autres rendez-vous sont fixés en Brabant wallon par les Galeries, lors de cette tournée d'été : Barberine sera jouée le 27 août à Néthen (010.86.64.04) et au château du Héron à Rixensart le samedi 2 septembre (02.634.21.33) ».

Le 12 juillet 2006 - www.lalibre.be




Barberine en plein air !

La pièce de Musset sera jouée le 26 juillet 2006.


« Théâtre en plein air au château du Pont d'Oye à Habay-la-Neuve à 21 h.

Les spectateurs, installés sur des gradins, pourront suivre cette joyeuse comédie dont voici l’intrigue : « Conte féerique, lumineux et tendre parcours initiatique d’un jeune couple amoureux et d’un apprenti séducteur. Cet amour idéal résistera-t-il à l’épreuve de la séparation, du doute et de la tentation ? » Barberine est un agréable divertissement offert par Alfred de Musset qui nous conte la rencontre entre deux chevaliers qui se défient sur la fidélité de l’épouse de l’un deux ».

Une organisation du Centre culturel de Habay en collaboration avec le Théâtre royal des Forges.
Infos sur le spectacle : www.theatreroyaldesgaleries.be

Le 6 juillet 2006 - www.quefaire.be




Jean-Laurent Cochet, passeur de textes...

Promu chevalier de la Légion d'honneur par Matignon, acteur, metteur en scène, il dirige depuis quarante ans un des tout premiers cours d'art dramatique. Un savoir-faire qu'il transmet au plus grand nombre.


[…]

« Le samedi, il est ouvert à tous, notamment à ceux qui travaillent. Et le lundi soir, il est public. Ce serait une usine, s'il n'était animé par un homme dont l'érudition est un enchantement. Il a l'art de raconter, fin diseur, intelligence en éveil, et le public, transporté, l'écoute sans ciller. Il faut dire qu'il dissèque une scène de Théâtre Promu chevalier de la Légion d'honneur par Matignon, acteur, metteur en scène, il dirige depuis quarante ans un des tout premiers cours d'art dramatique. Un savoir-faire qu'il transmet au plus grand nombre.

Metteur en scène, Jean-Laurent Cochet met, au service de son cours, son expérience d'homme de théâtre. Son cours privé se déroule tous les matins, de 11 heures à 14 heures.

Le samedi, il est ouvert à tous, notamment à ceux qui travaillent. Et le lundi soir, il est public. Ce serait une usine, s'il n'était animé par un homme dont l'érudition est un enchantement. Il a l'art de raconter, fin diseur, intelligence en éveil, et le public, transporté, l'écoute sans ciller. Il faut dire qu'il dissèque une scène de Louison de Musset avec cette science singulière.

Monologue difficile à dire que cette scène où Louison se raconte. La jeune femme qui s'y emploie a bien du mérite mais elle manque d'expérience, et pour cause, et Jean-Laurent Cochet s'emploie à lui faire saisir toutes les subtilités d'un texte qu'il faut filer, respirer comme en se jouant, sans chercher l'effet. Plus facile à dire qu'à faire. La pauvre bute, recommence. Le maître arrête la scène, réexplique. L'élève recommence, puis bute à nouveau. Nouvel arrêt. Reprise de parole du maître.

« Arrêtez un peu, crie un impatient dans la salle, on aimerait bien l'entendre ». Tel Zeus sur son Olympe, Jean-Laurent Cochet foudroie l'impertinent. « Il y a toujours des gâcheurs quelque part. On n'est pas à une fin de banquet. On travaille. Je ne peux pas laisser filer des fausses notes ».

Difficile d'être une comédienne. C'est un apprentissage de tous les instants. Apprendre une langue, un maintien, un style. « C'est une mission, reprend le maître. Un peuple qui perd sa langue perd son âme ». »

Par Marion Thébaud - Le 3 juin 2006 - www.lefigaro.fr




Les articles de Lyon Mag'

On ne badine pas avec l’amour


« Du 11 mai au 2 juin, le Théâtre de la Croix-rousse présente la célèbre pièce d’Alfred De Musset “On ne badine pas avec l’amour”. Ce classique de la littérature française mis en scène par Philippe Faure raconte l’histoire d’un jeune homme, Perdican, amoureux de sa cousine Camille, éduquée au couvent. Pour la conquérir, Perdican est prêt à tout, jusqu’à la laisser croire qu’il en aime une autre... ».

Théâtre de la Croix-Rousse
Place Joannes Ambre - Lyon 4ème
Renseignements : 04 72 07 49 49
Entrée : 24 €
Tarif réduits : de 17 à 20 €


Le 3 mai 2006 - www.lyonmag.com




Il ne faut jurer de rien !

Effectivement ! Voici Musset en Hongrie…
Et voici comment se traduit le titre dans la langue locale : " Soha ne mondd, hogy soha ! "…


« Programmé dans les principaux cinémas de la capitale hongroise - ce qui est assez rare -, le film d'Eric Civanyan qui devrait donner envie de lire ou relire l'œuvre de Musset...

[…]

Sortie en France, il y a un an environ, cette bonne petite comédie sympathique n'est pas un chef d'œuvre ni le film comique de l'année mais on passe néanmoins un bon moment. Une tête d'affiche prometteuse avec Gérard Jugnot dans un rôle de marchand ronchon, Jean Dujardin révèle tout son charisme en neveu du premier, dandy jouisseur et désespéré et Mélanie Doutey pétille jusqu'à enivrer le spectateur avec son charmant sourire, en ingénue qui ne l'est pas tant que cela… Ils sont au diapason dans cette comédie plaisante et enlevée, malgré la tendance d'Eric Civanyan à appuyer les gags. Mais il ne faut bouder en rien notre plaisir ».

[…]

CV (LPJ - Budapest), le 10 mai 2006 - www.lepetitjournal.com - Bonus : photo de l'affiche hongroise...!




Morges - Le Musée Forel va réouvrir ses portes

« Fermé depuis décembre 2004, le Musée Forel accueillera à nouveau ses visiteurs dès vendredi 9 juin prochain. Durant un peu plus d’une année, la maison historique a été l’objet de tous les soins. Yvan Schwab, conservateur, s’est avant tout donné pour mission de redonner une place privilégiée à ce témoignage de l’architecture morgienne du 16e siècle, qui bénéficie d’ailleurs de deux étoiles au guide Michelin. Certains éléments de molasse ont été restaurés ou remplacés, et les murs ont été rafraîchis. Les annexes ont été entièrement rénovées. De nouveaux espaces ont été créés, ainsi qu’un accès à la rue des Fossés. Dans la foulée, l’enseigne extérieure a été restaurée et un nouveau logo du musée a été dessiné.
[...]
Les trois étapes de la réouverture...
Acte I, vendredi 9 juin: ouverture au public avec Les Boîtes à rêves de Marie d’Ailleurs, la nouvelle présentation de la collection de poupées et un choix de peintures et de dessins du musée.
Acte II, du 15 au 30 août : théâtre avec Les Caprices de Marianne, de Musset, par les Trois P’tits Tours, les 15, 16, 17, 21, 22, 23, 24, 25 et 26 août. Les 18 et 19 août, Quand je mange de la crème fouettée, par le Théâtre du sentier. Le 30 août, Sur la trace d’une goutte d’eau, spectacle pour enfants par le Théâtre Baobab.
Acte III, le 2 septembre 2006 : Inauguration officielle avec le choeur La Récréation et une création musicale par les musiciens d’Eustache. Expositions Souvenirs de Morges et Avant, pendant, après le chantier du musée ».

Par Raymond Darioly, le 9 mai 2006 - www.lacote.ch




Re-découvrez les musiques de film, composées par Georges Delerue...

Cinéfonia a eu la très bonne idée de rééditer les musiques de télévision signées Georges Delerue, compositeur attitré de François Truffaut. Parallèlement à sa carrière cinématographique, il s'est illustré dans de nombreuses séries et téléfilms. Son don de mélodiste hors-pair ne pouvait pas mieux trouver l'écho rêvé pour le format plus réduit du petit écran plus habitué à l'économie. Ici, rien de tout cela, Georges Delerue mettra autant de passion pour écrire la musique d'une mini série de six épisodes que les dernières aventures d'Antoine Doinel.

Cette édition propose quatre musiques de séries françaises : Jacquou Le croquant (1969), Les chevaux du soleil d'après le roman historique de Jules Roy (saga familiale se déroulant en Algérie) (1980), Le Chandelier (1977) d'après Alfred de Musset et Le jeune homme vert (1979) d'après le roman de Michel Déon. On y retrouve la mélancolie habituelle du compositeur du Mépris.

Espérons que ce premier CD des Notes de l'Ecran ne reste pas orphelin. Peut-on imaginer un volume 2 consacré à Vladimir Cosma ou à Philippe Sarde ?

Georges Delerue - Les Notes de l'Ecran Volume 1 - The Best of french film music - Label : cinéfonia / Nocturne - Sortie nationale le 9 janvier 2006.

Par C.D.R., le 6 février 2006 - www.commeaucinema.com



Match politico-littéraire : Messieurs Sarkozy et Villepin...

« Françaises, Français,
Le mois d’août nous obligeant à interrompre momentanément le match qui tient toute la France en haleine entre MM. Sarkozy et Galouzeau de Villepin, je propose de saisir cette trêve forcée comme une occasion de nous pencher sur la prose de nos deux ministres et d’examiner, dans la tradition de Buffon, ce que le style nous dit de l’homme...

[...]

Mais le style, Mesdames et Messieurs, le style ! C’est là que tout diverge, que la différence ontologique se fait jour entre ces deux hommes qu’en réalité tout oppose, qui se distinguent aussi sûrement que le nord du sud, le vert du gris, et le tigre du lion ! A la prose sèche et dense de M. Sarkozy répond la gravité historique de M. Villepin. Quand l’un pioche dans la culture populaire (Hemingway, Disney, L’Equipe...), l’autre se réclame du Lagarde et Michard au grand complet (Bossuet, Musset, Hugo, Cendrars, Char...). Au vocabulaire de l’homme de la rue s’oppose la prolifération savante et la métaphore filée jusqu’à la limite du raisonnable, à la syntaxe succincte les méandres de la période classique, à la pusillanimité stylistique les égarements lyriques d’une Bernadette Soubirou de la littérature, à l’allumeur des feux de paille l’allumé de l’Histoire ».

Par Zoé Azar, le 15 janvier 2006 - www.fluctuat.net


Nathalie Baye à confesse...

« Malheureusement nous sommes tous très fragiles ».

Alors que sort sur les écrans « Le Petit Lieutenant », un film policier de Xavier Beauvois,
rencontre avec son interprète principale, Nathalie Baye.

Qu’est-ce qui vous a fait bifurquer de la danse vers le cinéma ?
A 19 ans, j’étais de retour à Paris. Une amie m’a emmenée au cours Simon.
J’ai commencé à travailler une scène de Musset et là, je me souviens, ça a été quelque chose !...
comme un poisson qu’on met dans l’eau : je me suis sentie absolument dans mon élément !


Par Jean-François Duval, le 10 janvier 2006 - www.migrosmagazine.ch


Alfred de Musset électronique...

Pas d'erreur dans le titre... on peut effectivement retrouver Musset sur un tout autre support que le papier...!

Plusieurs formats de lecture vous sont proposés :
Mobipocket, eReader, PDF, Source Word, format HTML. A chacun le sien !

En libre accès ou non, voici le dernier cri de la modernité pour notre écrivain,

découvrez "le Musset téléchargeable" !


Quelques liens utiles : http://ebooksgratuits.com - www.bookenstock.com - www.mobipocket.com


La religion du Livre…

Drouot-Richelieu, vendredi, 14 h 30. La salle n° 7 est pleine comme un oeuf : deux cents livres exceptionnels vont être dispersés. L'immense bibliothèque de Pierre Berès, "le plus grand libraire du monde", est en train de se disloquer pan par pan. […]

La tension monte d'un cran lorsque arrive le XIXe. Une édition originale de La Confession d'un enfant du siècle (1836), avec un envoi de Musset à George Sand, se met à grimper à sept fois son estimation.
On ne sait quel enthousiaste finit par l'emporter à 72 000 euros.
Il est vrai que c'est le seul ouvrage jamais dédicacé par Alfred à sa très chère George. [...]

Par Edouard Launet, le 19 décembre 2005 - www.liberation.fr




Le petit monde des grands lecteurs…

Marché de l'Art, succès international, vendredi à Drouot, pour la 3e vente Pierre Berès.

Il y a encore des amateurs pour comprendre l'intérêt d'un envoi de Musset à George Sand sur La Confession d'un enfant du siècle (72 000 € au marteau), pour jauger celui de Stendhal sur De l'Amour (32 000 € marteau) et continuer d'aimer Emma quand l'exemplaire de Madame Bovary a appartenu à Lamartine (65 000 € au téléphone).[...]

Par Valérie Duponchelle, le 19 décembre 2005 - www.lefigaro.fr




Lyon-communiqués.com

Le 13 décembre 2005, le Président de la Région Rhône-Alpes, Jean Jack Queyranne, posera la 1ère pierre du Lycée professionnel Alfred de Musset implanté 128, rue de la Poudrette à Villeurbanne.

Le projet en bref :
L'établissement projeté est un lycée d'enseignement professionnel, qui comprendra en capacité théorique d'accueil 16 divisions, soit environ 480 élèves.
La formation comprend 3 filières :
- Logistique transport
- Electrotechnique
- Systèmes mécaniques automatisés.

Le 12 décembre 2005 - www.lyon-communiques.com




Passé recomposé

Revisitées par les créateurs, ces assises d’un autre siècle retrouvent une place d’honneur dans les plus modernes intérieurs

Recyclage ou détournement ? Panne d’inspiration ou subversion ? La déco n’en finit pas de revisiter les classiques. [...]
Sans doute le souci du confort est-il pour beaucoup dans ce retour d’affection pour les classiques. Après des années de design pur et dur, on découvre le plaisir de se lover dans des fauteuils aux formes accueillantes, de prendre ses aises sur des chaises rembourrées et bien dimensionnées, ni trop basses ni trop étroites. Sous l’influence de décorateurs comme Jacques Garcia, notre œil s’est habitué à des formes longtemps jugées vieillottes. Ces meubles sont pour nous riches de réminiscences: au premier coup d’œil, on a l’impression de retrouver en eux de vieux amis. Parfois même, ils suggèrent une certaine poésie. C’est le cas du mobilier de scène de la Comédie-Française réédité par la maison Massant : un siège Louis XIII dont l’original fut le partenaire de Sarah Bernhardt dans « Ruy Blas », un tabouret à l’antique dont le modèle fit de la figuration dans « Cinna », « Britannicus » et « Phèdre » ; une chauffeuse romantique drapée de satin rose avec une coquetterie digne des héroïnes de Musset, élégante protagoniste d’un « On ne badine pas avec l’amour » mis en scène par Maurice Escande en 1954. Sortie des réserves de l’illustre théâtre, elle ne demande pas mieux que de tenir son rôle auprès d’un canapé design dans les plus modernes de nos salons.



Chauffeuse Musset,



hêtre et satin, garnie à l’ancienne avec crin animal,
ressorts et bourrelets piqués, 5 550 euros,
Collection Comédie-Française de Massant.
Renseignements : 00 32 68 45 65 85,
ou boutiques de la Comédie-Française, 01 44 58 14 30.
La photo appartient à son auteur.

Le 16 septembre 2005, par Marjorie Alessandrini - http://absolufeminin.nouvelobs.com













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